Pour sortir de la souffrance par le haut

Combien de fois en voulons-nous à nos mères ? Combien de fois, de manière souvent inconsciente leur faisons nous porter la responsabilité de tout ce qui dysfonctionne dans nos vies ? Mais la question plus importante encore serait : et qu’est-ce qu’elles ont porté et hérité, elles ? 

Oui, il existe des douleurs qui ne commencent pas avec nous, des peurs que nous n’avons pas choisies, des silences que nous avons hérités, des culpabilités qui nous habitent sans que nous sachions vraiment d’où elles viennent.

Parfois, nous croyons que c’est notre caractère.

Nous croyons que nous sommes “trop sensibles”, “trop dures”, “pas assez fortes”, “pas assez aimantes”, “pas assez capables de poser des limites”.

Parfois, nous croyons que c’est à cause de nos mères : pas assez aimantes, pas ouvertes, pas présentes, victimes…

Et nous n’avons pas conscience que nous voyons juste une minuscule partie d’un iceberg géant. 

Celui de nos douleurs familiales, sociétales, culturelles, conditionnées.

Et, elles ont besoin de prises de conscience et de libération. 

atelier libération transgénérationnelle du féminin à Tours – travail sur la lignée féminine

La lignée féminine : un fleuve de force et de blessures

Notre lignée féminine, ce n’est pas seulement une suite de femmes avant nous.

C’est un fleuve qui répand une énergie.

Un fleuve de mères, de grands-mères, d’arrière-grands-mères, de femmes aimantes, courageuses, blessées, silencieuses, sacrifiées, puissantes, empêchées, résilientes. Tout cela à la fois.

Certaines ont dû se taire pour survivre.
Certaines ont dû porter trop lourd, en silence.
Certaines ont aimé sans recevoir.
Certaines ont donné leur corps, leur temps, leur joie, leur liberté.
Certaines ont renoncé à leurs rêves pour tenir la maison, la famille, le couple, les enfants, la dignité, l’apparence ou simplement la vie.

Et souvent, sans le vouloir, elles nous ont transmis ce qu’elles n’avaient pas réussi à libérer :

La peur de décevoir.
La difficulté à dire non.
Le réflexe de prendre soin des autres en s’oubliant.
La honte du corps.
La rivalité entre femmes.
La jalousie, la comparaison, la culpabilité.
Le sentiment de ne jamais être assez.
Le devoir d’être forte, parfaite, disponible, gentille, utile, aimable.

Et tout cela continue de vivre en nous, non pas comme une condamnation, mais comme une mémoire qui demande enfin à être regardée, acceptée et libérée, en conscience. 

Pourquoi cette libération est nécessaire

pour les femmes et pour les hommes

 

Les femmes et les hommes portent l’énergie du féminin en eux.

Nous sommes tous et toutes nés d’une mère. Et l’héritage psychique de notre lignée féminine ne se limite pas aux femmes. C’est le travail de chacun.e de nous, en conscience. Il en va de même de la lignée masculine dont je parlerai dans un prochain article. 

Et ce chemin de libération, ce n’est pas : accuser notre mère, ni condamner nos grands-mères. ni dire : “elles ont mal fait”.

C’est prendre conscience :

“Je vois ce qui a été porté, subi, transmis. Et je choisis de ne plus continuer la chaîne de la souffrance.”

C’est un acte d’amour immense.

Un acte d’amour envers soi.
Envers celles qui nous ont précédées.
Envers celles et ceux qui viendront après nous.

Car tant que nous ne regardons pas ces mémoires, elles se répètent.

Elles se glissent dans nos relations.
Dans nos choix amoureux.
Dans notre rapport au corps.
Dans notre manière d’aimer.
Dans notre façon de materner, de travailler, de créer, de nous exprimer, de recevoir ou de nous effacer.

Nous pouvons alors confondre fidélité familiale et sacrifice.
Amour et épuisement.
Loyauté et enfermement.
Force et dureté.
Douceur et soumission.

Libérer la lignée féminine, c’est retrouver une autre voie.

Une voie où l’amour ne demande plus de se trahir.
Une voie où la douceur n’est plus faiblesse.
Une voie où la sensibilité devient une boussole.
Une voie où le féminin n’est plus blessure, mais puissance de vie.

 Le jour où j’ai pris conscience de ma propre lignée

et de mes héritages inconscients

 

Un jour ma fille est tombée gravement malade, de façon soudaine et incompréhensible. J’ai décidé de ne pas rester dans la peur ni dans l’appréhension du pire. J’ai décidé de faire un travail de libération transgénérationnelle pour aller explorer ce qui faisait mal, vraiment.

J’ai alors pris conscience que j’étais issue d’une famille où les femmes portaient tout, des responsabilités immenses, des poids qu’elles avaient réussi à porter au détriment de leurs rêves, de leur liberté. Elles les avaient vécues comme des sacrifices, en transmettant la culpabilité aux générations futures, la culpabilité même d’exister pour faire porter du poids supplémentaire à ces femmes souffrantes.

Et c’est en voulant porter des poids impossibles qu’on transmet à nos enfants ce même fardeau avec ce message sous-jacent : « Tu dois être forte et responsable et à toute épreuve, sinon, tout peut s’effondrer et ce sera à cause de toi. » C’est ce que j’étais devenue dans ma propre vie sans le savoir. Un poids immense que je portais pour faire tout tenir debout, comme mon arrière-grand-mère et ma grand-mère, les femmes qui m’avaient élevée et auxquelles je restais fidèle car c’était pour moi la seule façon d’exister.

Un fardeau de force, de responsabilité et d’épuisement sans en avoir conscience.

Et c’est exactement de cette façon que tout fonctionne – on hérite d’un schéma et, dans les profondeurs de notre psyché, on décide inconsciemment de faire comme ou contre le schéma. Moi, j’avais décidé sans le savoir de faire « contre » le schéma de mes parents et « comme » le schéma de mes grands-mères qui représentaient pour moi la force et le courage.

Et j’ai compris que ma fille semblait, à sa manière, porter ou refuser ce lourd schéma de responsabilité que je portais moi-même sans le savoir. Sa maladie a été pour moi un appel bouleversant à regarder plus loin, plus profond, dans les racines invisibles de notre histoire.

Puis, elle a guéri mais moi, j’ai appris, j’ai libéré, j’ai honoré, j’ai redonné à mes aïeules les responsabilités qui n’étaient pas les miennes et qu’on ne pouvait humainement porter. Et puis, au gré d’autres événements de vie, plus difficiles encore, j’ai compris que j’avais malgré tout continué à porter… et qu’encore maintenant, je dois parfois me poser pour répondre à cette question en conscience :

  • Est-ce que cela m’appartient ?
  • Est-ce à moi de gérer ce problème ?
  • Est-ce ma responsabilité ?

Et ce n’est pas facile car dans l’immense majorité des cas, la réponse est non.

Et je dois alors, poser de saines limites, pour que chacun.e se prenne en main. Et ce n’est pas automatique. Et c’est souvent difficile et mal compris.

Pourquoi ? Car il ne s’agit pas de simples comportements et encore moins de hasards. Il s’agit d’un édifice psychologique qui tient même s’il fait souffrir.

Si je vous partage cette histoire, ce n’est pas parce qu’elle est extraordinaire. Chaque histoire l’est en soi. Mais pour vous montrer la nécessité du processus de libération. Car sans ce travail, on fait juste des efforts, en vain, pour changer en surface quelque chose qui se génère dans nos racines, en profondeur.

Alors, dans nos journées Récré ta vie, je vous propose souvent ce type de travail, car un être qui se libère, en conscience, c’est une lignée entière qui respire et des générations futures qui s’allègent et qui retrouvent le flux de la Vie !

Femme lumineuse en mouvement symbolisant la confiance et l’alignement intérieur – Atelier Oser Être Soi à Tours

Deux journées pour la libération de nos lignées féminies et masculines

Quelle prochaine journée va transformer votre vie ?

Je vous retrouve dans nos prochains épisodes pour : 

Autant d’autres ingrédients du bonheur que vous trouvez dans les 7 préceptes d’or de « Code Lumière ».

A très vite pour nos Aventures de Lumière et autres secrets du bonheur !

En attendant…

Vous pouvez déjà trouver l’inspiration avec « Si le bonheur était une fleur » et Le début de votre « voyage initiatique« 

Nicoletta Savova La récré intérieure dans un monde trop lourd
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